Le président de la FIFA, Gianni Infantino, se retrouve au cœur d’une vive tempête extra-sportive en plein Mondial 2026. L’organisation de défense des droits humains FairSquare a annoncé ce mercredi 8 juillet 2026 son intention de saisir la commission d’éthique du Comité international olympique (CIO) d’une plainte officielle. L’ONG accuse le patron du football mondial, par ailleurs membre du CIO, de « violations répétées de la neutralité politique » en raison de sa proximité affichée avec le président américain Donald Trump, au mépris des obligations d’indépendance de la Charte olympique.
Une proximité avec Donald Trump qui passe mal
Cette action juridique intervient alors que les relations entre les deux dirigeants suscitent de nombreuses critiques. FairSquare dénonce notamment la participation d’Infantino en février dernier à un « Conseil de paix » convoqué par Donald Trump, où il arborait une casquette de campagne républicaine, ainsi qu’un récent appel téléphonique entre les deux hommes ayant précédé la levée polémique de la suspension de l’attaquant américain Folarin Balogun. Si le CIO avait jusqu’ici balayé les premières polémiques en invoquant le rôle de la FIFA dans des programmes de développement, sa porte-parole Kirsty Coventry a rappelé que l’instance olympique étudierait obligatoirement toute plainte officielle déposée sur son bureau.
La FIFA également interpellée sur ses propres statuts
La démarche de FairSquare bénéficie d’un écho grandissant au sein du monde sportif, ayant été rejointe en juin par la fédération norvégienne de football. En parallèle de cette action devant le CIO, l’ONG avait déjà saisi en décembre dernier la commission d’éthique de la FIFA pour les mêmes motifs de manquements au principe de neutralité. Alors qu’aucune enquête interne n’a pour le moment été ouverte par l’instance du football, cette nouvelle plainte accentue la pression sur Gianni Infantino à un moment charnière où la gouvernance et la crédibilité des institutions sportives internationales sont scrutées de près.