Au pied du mur. Finalistes malheureux de la CAN quelques mois plus tôt, les Lions de la Teranga jouent leur survie dans cette Coupe du monde 2026 ce vendredi à 19h00 (GMT) au BMO Field de Toronto. Après deux revers consécutifs face à la France (1-3) et la Norvège (2-3), les hommes de Pape Thiaw doivent impérativement terrasser l’Irak pour espérer accrocher in extremis un strapontin parmi les meilleurs troisièmes.
Les coulisses explosives d’un Mondial raté
Si le Sénégal est au bord du gouffre, c’est que la préparation et le séjour en Amérique du Nord ont été minés par une succession de crises internes :
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Le feuilleton des contrats et des primes : Faute de versement de ses arriérés de salaire, le sélectionneur Pape Thiaw a menacé de boycotter le tournoi juste avant le coup d’envoi. Il a fallu une intervention d’urgence du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, pour régler l’affaire ainsi que le blocage des primes des joueurs.
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La fronde de la cantine : Ambiance pesante au camp de base. Des membres de la délégation, frustrés par les menus occidentaux de leur hôtel 4 étoiles et privés de plats locaux après le départ précipité du chef cuisinier de la sélection, ont été contraints de commander clandestinement de la nourriture sénégalaise à l’extérieur.
Les cadres au cœur du cyclone
Sur le rectangle vert, l’ossature historique des Lions affiche un niveau physique et technique inquiétant, symbolisé par les difficultés de ses deux leaders de 35 ans :
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Kalidou Koulibaly : Aligné alors qu’il revenait à peine de blessure, le défenseur d’Al-Hilal a vécu un calvaire face à la vitesse de Kylian Mbappé et d’Erling Haaland. Sorti en cours de match contre la Norvège, le capitaine a lucidement reconnu avoir été « un poids » (not helpful) pour ses partenaires.
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Sadio Mané : Transparent sur le plan offensif et auteur d’une seule passe décisive, l’attaquant star déçoit de nombreux observateurs qui réclament désormais l’intégration des pépites Pape Matar Sarr ou Ibrahim Mbaye.
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Alerte dans les buts : Pour couronner le tout, le gardien titulaire Édouard Mendy est officiellement forfait pour cette finale du Groupe I.
Le scénario mathématique pour accrocher les 16es
Avec 0 point et une différence de buts de -3, le Sénégal n’a plus son destin entre ses mains mais dispose, selon Opta, de 56,90 % de chances de qualification en cas de victoire. Voici le calcul :
1. Gagner pour dépasser les concurrents directs
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Dépasser l’Écosse : Un succès, même par un but d’écart, place le Sénégal devant l’Écosse (qui stagne à une différence de -3 avec moins de buts inscrits).
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Dépasser la Corée du Sud : Une victoire par au moins deux buts d’écart permet aux Lions de griller les Sud-Coréens à la faveur d’un plus grand nombre de buts marqués dans la compétition.
2. Attendre le verdict des autres groupes
Une fois l’Irak écarté, le Sénégal s’emparerait provisoirement de la 5e place des meilleurs troisièmes. Il faudra alors croiser les doigts pour que les troisièmes des groupes G, H, J, K ou L s’effondrent lors de l’ultime journée.