Le Maroc s’apprête à accueillir les inspecteurs de la FIFA. En novembre et décembre, une délégation de l’instance mondiale visitera six villes candidates du Royaume pour la Coupe du monde 2030 : Rabat, Casablanca, Tanger, Fès, Marrakech et Agadir. Une étape importante que le Maroc aborde en confiance, fort de ses infrastructures modernisées et de son expérience récente dans l’organisation de grands tournois.
Une expérience d’organisation reconnue
Le Royaume ne part pas de zéro. Ces dernières années, il a modernisé ses stades et accueilli plusieurs compétitions d’envergure, dont la Coupe d’Afrique des nations 2025, la CAN de futsal 2026 et actuellement la Coupe du monde féminine U-17 de la FIFA. Autant d’occasions de démontrer sa capacité à gérer l’accueil des équipes, la sécurité, la mobilité et l’hébergement. Les inspecteurs de la FIFA évalueront précisément ces dimensions, en rencontrant les autorités, les gestionnaires de stades, les acteurs du transport et les responsables de l’hôtellerie. Sur ce dernier point, le Maroc s’est fixé l’objectif d’ajouter 60 000 lits hôteliers d’ici 2030, tandis que d’importants programmes ferroviaires et aéroportuaires sont en cours.
Le Grand Stade Hassan II en course pour la finale
L’enjeu de ces visites est aussi symbolique. Le lieu de la finale du Mondial 2030 n’a pas encore été désigné, et le Maroc est candidat avec le Grand Stade Hassan II, en concurrence avec le Santiago-Bernabéu de Madrid et le Camp Nou de Barcelone. Les conclusions des inspecteurs pèseront dans les décisions finales sur les villes retenues et la répartition des matches, qui ne seront arrêtées qu’après la confirmation officielle des sites. Pour le Royaume, ces inspections sont l’occasion de montrer l’avancement concret de ses chantiers et de confirmer qu’il sera prêt à offrir au monde une Coupe du monde à la hauteur de l’édition du centenaire.