Le choc 100 % ibérique a rendu son verdict dans les ultimes respirations de la nuit. Ce lundi 6 juillet 2026, sous la chaleur étouffante d’Arlington (36°C), l’Espagne a arraché sa qualification pour les quarts de finale de la Coupe du Monde en dominant le Portugal sur le fil (1-0). Un coup de poignard signé Mikel Merino dans le temps additionnel qui propulse la Roja au tour suivant et scelle définitivement le destin international de Cristiano Ronaldo, qui ne sera jamais champion du monde.
Mikel Merino libère la Roja au bout de l’ennui
Longtemps cadenassé par l’enjeu et la pression immense d’un match à élimination directe, ce derby a basculé au moment où tout le monde se préparait aux prolongations :
-
La barre a sauvé l’Espagne : Juste avant la pause, le Portugal a cru faire sauter le verrou espagnol sur une combinaison entre João Félix et Nuno Mendes (sorti sur blessure plus tard), dont la frappe déviée a rebondi sur la transversale d’Unai Simón.
-
L’éclair de la 91e minute : Alors que les occasions se comptaient sur les doigts d’une main malgré le dynamisme de Lamine Yamal et Dani Olmo, Ferran Torres a délivré un caviar dans la surface pour Mikel Merino, dont la reprise chirurgicale a libéré le peuple espagnol (1-0, 90e+1).
-
Une tentative désespérée : À la 95e minute, Bernardo Silva a eu la balle d’égalisation au bout du pied, mais la défense espagnole a tenu bon.
Une invincibilité historique et les adieux de CR7
Grâce à ce succès arraché de haute lutte, la sélection espagnole confirme son hégémonie psychologique sur son voisin et s’offre un morceau d’histoire :
-
Sur les traces du record de 2009 : L’Espagne enchaîne un 35e match consécutif sans défaite toutes compétitions confondues, égalant sa série record établie entre février 2007 et juin 2009.
-
Le crépuscule de Cristiano Ronaldo : À 41 ans, le quintuple Ballon d’Or quitte la scène planétaire par la petite porte. Malgré son immense carrière, le capitaine lusitanien n’aura jamais réussi à guider la Seleção das Quinas sur le toit du monde.
En quarts de finale, les hommes de Luis de la Fuente affronteront vendredi le vainqueur du match hautement explosif et géopolitique entre la Belgique et les États-Unis.