Coupe du monde

Le retour de bâton est terrible pour la France dans les médias internationaux

Le réveil est extrêmement douloureux pour le football français. Au lendemain de l’élimination des Bleus par la Roja (2-0) en demi-finale de la Coupe du Monde 2026, la presse internationale ne fait aucun cadeau aux partenaires de Kylian Mbappé. Présentée comme la grande favorite du tournoi après un parcours parfait de six victoires, l’Équipe de France est aujourd’hui clouée au pilori par les observateurs du monde entier, qui pointent du doigt une faillite collective et un sérieux manque d’humilité.

L’Allemagne et l’Angleterre pointent un déséquilibre tactique

Outre-Rhin, le constat est sans appel. Pour Der Spiegel, le collectif huilé de Luis de la Fuente a donné une leçon d’unité aux individualités françaises : « Le meilleur collectif > les meilleurs individus », résume le média allemand, évoquant un jour d’« innocuité totale » pour les Bleus.

De son côté, le Daily Mail britannique ironise sur l’incapacité de l’entrejeu tricolore à alimenter ses stars : « C’est bien beau d’avoir un quatuor offensif de ce calibre, mais cela ne fonctionne pas si personne ne leur transmet le ballon ». Le tabloïd souligne également l’ironie d’une telle défaite concédée un 14 juillet, jour de fête nationale en France.

L’Italie et l’Argentine tirent à boulets rouges

Les critiques les plus acerbes viennent sans surprise de pays à la rivalité historique bien ancrée. En Argentine, le journal Olé savoure la supériorité technique de la Roja qui a « ridiculisé les favoris » et infligé une « véritable correction » aux hommes de Didier Deschamps.

En Italie, La Gazzetta dello Sport signe un réquisitoire particulièrement violent, qualifiant la prestation française de « pire équipe de France, la plus insignifiante, jamais vue en Coupe du monde de mémoire d’homme ». Le quotidien transalpin enfonce le clou sur le capitaine tricolore : « Sans un Kylian Mbappé décédé subitement, sans tous les autres […] Les Bleus ont frôlé l’humiliation, désemparés et abattus ».

L’heure du mea culpa sur les plateaux français

En France, le retour sur terre est tout aussi brutal. Sur les ondes de RMC, l’ambiance était lourde dans l’émission l’After Foot. Le consultant Daniel Riolo a fait son autocritique en direct, reconnaissant une immense erreur de jugement collective :

« Pour la première fois en 20 ans d’After, on s’est laissé emporter et, je le dis, on a raconté n’importe quoi. On se voyait beaucoup plus forts qu’il y a deux ans, la déception est beaucoup plus grande et l’erreur d’analyse qui est la nôtre depuis le 10 juin est encore plus grande. »

Un constat lucide qui résume parfaitement le décalage entre l’euphorie médiatique et la dure réalité du terrain.