Ancien international sénégalais passé des pelouses traditionnelles de la CAN 1994 aux sables du beach soccer, Mamadou Diallo dresse un état des lieux lucide et ambitieux de la discipline sur le continent. À l’approche de la CAN de beach soccer CAF Sénégal 2026, qui se tiendra du 7 au 15 novembre prochains, l’ancien attaquant exhorte les nations africaines à intensifier leurs investissements et à multiplier les confrontations internationales pour s’imposer durablement sur le toit du monde.
L’exemple sénégalais et le modèle du succès
Fort de son expérience de finaliste lors de la CAN de beach soccer 2007 en Afrique du Sud, Mamadou Diallo souligne la trajectoire remarquable des Lions de la Teranga, double demi-finalistes de la Coupe du Monde de la FIFA. Selon lui, ce succès repose sur un engagement de longue date :
Le fruit du travail : Le Sénégal a consacré du temps, des sacrifices et des ressources substantielles pour structurer sa sélection et s’affirmer comme la référence incontestée du continent.
Le potentiel mondial : Pour l’ancien international, le talent pur est déjà présent, et la régularité des performances sénégalaises prouve que l’Afrique a les cartes en main pour décrocher un jour le titre mondial suprême.
Sortir du sous-investissement pour rivaliser avec l’Europe
Malgré ces belles promesses, Diallo pointe du doigt le frein majeur au développement de la discipline à l’échelle continentale : le manque criant de moyens alloués aux déplacements et aux matchs de préparation. « La plupart du temps, nous n’investissons pas assez dans les déplacements et les rencontres inter-équipes, et je pense que c’est l’une des différences entre l’Afrique et l’Europe », déplore-t-il.
En encourageant les fédérations à multiplier les matchs amicaux compétitifs et à libérer des budgets dédiés, il espère voir les sélections africaines franchir un cap décisif, à l’aube de qualifications qui s’annoncent passionnantes pour le tournoi de novembre au Sénégal.