Le vaste scandale de corruption du Fifagate connaît un nouveau rebondissement judiciaire aux États-Unis. Hugo et Mariano Jinkis, deux figures du marketing sportif argentin, ont reconnu devant un tribunal fédéral de New York avoir versé des dizaines de millions de dollars en pots-de-vin à des responsables du football international afin d’obtenir de lucratifs droits de retransmission.
Les aveux et l’accord avec la justice américaine
Poursuivis depuis l’ouverture de la vaste enquête en 2015 qui avait secoué la planète football et précipité la chute de Sepp Blatter, le père et le fils ont choisi de conclure un accord de poursuites différées avec les procureurs américains. En contrepartie de leurs aveux sur la mise en place de ce système de corruption, les poursuites pour fraude engagées contre eux seront abandonnées par les autorités judiciaires des États-Unis.
Une sanction financière lourde et un système rodé
En échange de cet accord leur permettant d’éviter un procès, les copropriétaires de la société argentine de marketing sportif Full Play se voient infliger une lourde sanction financière comprenant la confiscation d’une somme globale de 50 millions de dollars. Les documents judiciaires attestent que les pots-de-vin ont été versés à divers dirigeants pour s’assurer de leur soutien dans l’obtention des droits médiatiques et commerciaux portant sur de prestigieux tournois, incluant notamment les phases de qualification pour la Coupe du monde ainsi que la Copa América.