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FIFA : Gianni Infantino visé par de nouvelles accusations

Alors qu’il prépare son élection à la présidence de la FIFA prévue en mars 2027, Gianni Infantino se trouve à nouveau emporté par une tourmente financière majeure. Selon une enquête approfondie publiée par le quotidien The Times, le dirigeant italo-suisse aurait bénéficié d’une rémunération parallèle non déclarée de 1,76 million de dollars en 2024 via la société américaine FWC2026 US Inc, chargée d’organiser le prochain Mondial.

Cette dissimulation présumée suscite de très vives interrogations sur le respect de l’article 43 des statuts de l’instance, qui impose une transparence totale sur les revenus de ses principaux dirigeants. Miguel Maduro, ancien président de la commission de gouvernance de la FIFA, estime que ces faits pourraient constituer une infraction caractérisée aux règlements internes, au moment même où la contestation politique de l’UEFA et de plusieurs fédérations membres s’intensifie.

Salaires dissimulés et train de vie somptueux à Miami

Rémunération occulte : En plus de ses 4,27 millions de francs suisses déclarés par la FIFA, 1,76 million de dollars auraient été versés via la filiale d’organisation américaine sans figurer clairement dans le rapport annuel.

Résidence de prestige : Les révélations pointent l’utilisation de ces fonds pour couvrir la location d’une villa luxueuse à Miami, estimée à plusieurs dizaines de milliers de dollars par mois et ayant appartenu à l’ex-PDG de Google, Eric Schmidt.

Acquisition immobilière controversée : L’enquête met en lumière l’achat d’un appartement de 8,6 millions de dollars via une société privée, alimentant les soupçons sur l’étanchéité entre fonds professionnels et intérêts personnels.

Une pression politique et juridique accrue

Ces nouvelles révélations viennent renforcer la fronde menée par l’UEFA et la Concacaf, qui réclament une meilleure redistribution des réserves financières de la FIFA aux 211 fédérations nationales. La fédération norvégienne a par ailleurs saisi les organes de contrôle internes, alors que les opposants à Gianni Infantino intensifient leurs démarches pour lui opposer un candidat crédible lors du prochain scrutin présidentiel.