Il y a des joueurs qui marquent une époque, et d’autres qui la définissent. Cristiano Ronaldo appartient à la seconde catégorie. En annonçant sa retraite internationale ce jeudi 5 novembre, le Portugais referme 23 années d’un engagement total envers son pays.
Il part avec presque tout : des records, un Euro, deux Ligues des nations. Presque, car la Coupe du monde, son grand rêve, lui aura échappé.
Une carrière au service du maillot
Du jeune prodige de l’Euro 2004, en larmes après la finale perdue à domicile face à la Grèce, au capitaine qui soulève l’Euro 2016 à Saint-Denis, Ronaldo a tout vécu avec la Seleção. Il a porté le numéro 7 avec une fierté constante, celle qu’il évoque encore dans son message d’adieu : « Les buts passent, les coupes restent dans les musées, les records finissent par être battus. » Mais l’empreinte qu’il laisse, elle, ne s’effacera pas. Pour des millions de Portugais, et pour toute une diaspora, il aura été bien plus qu’un footballeur.
Le seul trophée qui manque
La Coupe du monde reste la grande blessure de sa carrière. Il l’a disputée six fois, sans jamais la conquérir. Son meilleur parcours remonte à 2006, avec une demi-finale perdue face à la France. En 2022, l’aventure s’est arrêtée en quarts de finale face au Maroc, et en 2026, le Portugal a été éliminé en huitièmes par l’Espagne (1-0), sur un but de Mikel Merino dans le temps additionnel. Ronaldo assurait alors partir « la conscience tranquille ». Ce manque ne retire rien à sa grandeur : il rappelle seulement qu’au sommet, même les légendes ne peuvent pas tout gagner.