Coupe du monde

Avant une potentielle demie, l’Espagne s’inquiète de la puissance des Bleus

La qualification autoritaire de l’équipe de France face au Maroc (2-0) en quarts de finale du Mondial 2026 ne laisse pas l’Espagne indifférente. À quelques heures de son propre quart de finale face à la Belgique ce vendredi soir à Arlington, la Roja se met déjà à scruter les Bleus pour ce qui pourrait être leur troisième confrontation dans le dernier carré d’un tournoi majeur en trois ans (après l’Euro 2024 et la Ligue des nations 2025). Si l’Espagne a remporté les deux précédents duels, la presse ibérique oscille aujourd’hui entre la crainte d’un collectif tricolore « irrésistible » et la critique d’une certaine suffisance.

Une équipe spectaculaire et solide

Pour une grande partie des observateurs espagnols, la régularité de la France au plus haut niveau force le respect. Le quotidien As souligne l’exploit historique des hommes de Didier Deschamps, qui entrent « au panthéon des dieux » en ralliant leur troisième demi-finale de Coupe du monde consécutive, imitant les épopées légendaires du Brésil et de l’Allemagne.

Sur les ondes de la célèbre émission El Larguero, le constat est tout aussi élogieux : la France est décrite comme l’équipe la plus solide du tournoi, portée par une charnière Upamecano-Saliba infranchissable et un Kylian Mbappé à un niveau « incroyable », malgré un penalty manqué qualifié avec excès d’un « des plus mauvais de l’histoire ». De son côté, le Mundo Deportivo appelle à ne pas prendre les Bleus à la légère face à un collectif qui semble avoir scellé le sort du match dès l’ouverture du score.

 Marca pointe du doigt la désinvolture des Bleus

Le concert de louanges n’est pourtant pas unanime de l’autre côté des Pyrénées. Dans les colonnes de Marca, un éditorialiste se montre beaucoup plus piquant et tente de rassurer les supporters espagnols : « Bonne nouvelle pour l’Espagne : la France ne mange personne non plus ». Le quotidien madrilène estime que les Bleus n’ont pas affiché une supériorité flagrante lors de leurs derniers matchs contre le Paraguay et le Maroc, regrettant un manque de rythme global. L’édito fustige le comportement des partenaires de Mbappé, coupables selon lui d’avoir géré la rencontre avec une « désinvolture » et une suffisance qui ne cadrent pas avec l’exigence d’un quart de finale de Coupe du monde. Un ton provocateur qui lance idéalement le choc psychologique avant l’heure.