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Le président de la Fédération jordanienne accuse la FIFA et Infantino de « chantage »

Qualifiée pour la première fois de son histoire en Coupe du monde, la Jordanie a vécu un tournoi estival très éprouvant aux États-Unis. Au-delà de l’élimination sportive dès la phase de poules, le président de la Fédération jordanienne (JFA), le prince Ali ben al-Hussein, livre de lourdes accusations à l’encontre de la FIFA et de son président Gianni Infantino, évoquant des méthodes s’apparentant à du chantage à l’approche de l’élection présidentielle de mars 2027.

Galères administratives et sentiment d’abandon

Dans un message véhément, le prince Ali dénonce les nombreuses difficultés subies par la sélection et ses supporters lors de leur parcours américain :

Problèmes d’accès et de coûts : De nombreux supporters jordaniens se sont vu refuser leur visa malgré l’achat de billets jugés « exorbitants ».

Inégalités financières et fiscales : La JFA regrette le manque de soutien financier et les taxes imposées aux « petites nations », contrairement aux exemptions ou accords individualisés accordés aux grands pays.

Non-versement de primes : La FIFA n’aurait toujours pas versé l’intégralité des primes dues au titre de la Coupe arabe des nations.

Accusations de chantage électoral en vue de 2027

Le cœur de la charge du dirigeant jordanien vise la gouvernance de l’instance mondiale :

Aide conditionnée : Selon le prince Ali, des officiels de la FIFA lui auraient fait comprendre durant la compétition que débloquer les dossiers administratifs de la Jordanie nécessitait un soutien accordé à Gianni Infantino pour l’élection de mars 2027.

Refus catégorique : Affirmant défendre des valeurs éthiques, la fédération jordanienne a refusé d’apporter son soutien à la direction actuelle.

Instabilité à la FIFA : Cet épisode survient dans un climat déjà tendu pour Gianni Infantino, fragilisé par l’abandon récent de son projet de société commerciale privée et critiqué pour sa gestion des petites fédérations.