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Infantino tente de sauver son fauteuil depuis le Maroc

L’abandon forcé du projet FIFA Forward Enterprise, qui prévoyait l’ouverture de la FIFA à des capitaux privés, a déclenché une secousse politique sans précédent au sein du football mondial. Réunis en urgence ce mercredi 5 août au complexe Mohammed VI de Salé (Maroc), Gianni Infantino et ses principaux collaborateurs tentent d’évaluer le niveau de soutien du président italo-suisse auprès des 211 associations membres et de réorganiser une gouvernance désormais vivement contestée.

Une réunion sous tension au complexe de Salé

Installé au siège africain de la FIFA à Salé, près de Rabat, ce sommet d’urgence rassemble le premier cercle de l’instance internationale pour faire le point sur une crise de confiance généralisée :

Sonder les 211 fédérations : Alors que plusieurs fédérations temporisent avant d’accorder leur confiance, le président de la FIFA multiplie les contacts diplomatiques, notamment avec le bloc asiatique, décisif pour les équilibres électoraux.

Fissures dans l’appareil dirigeant : Des cadres éminents de l’instance, tels que le secrétaire général Mattias Grafström et le directeur du développement Arsène Wenger, ont publiquement manifesté leurs réserves sur la stratégie commerciale portée par Infantino.

Vers une refonte exigeante de la gouvernance

Au-delà de la fronde déclenchée par la tentative de privatisation partielle des droits, c’est l’exercice même du pouvoir exécutif de la FIFA qui est aujourd’hui remis en cause :

Critiques virulentes : À l’instar des déclarations du prince Ali ben al-Hussein (Jordanie), la direction est accusée de pressions politiques et d’un manque d’éthique pour sécuriser ses appuis en vue de l’élection de mars 2027.

Exigence de garde-fous : De nombreux membres réclament désormais un rééquilibrage des pouvoirs afin de limiter l’autonomie du président et de restaurer des mécanismes de contrôle internes stricts.