Coupe du monde

Statistique : Déjà 14 CSC au Mondial, le record de Russie 2018 est effacé

C’est un record dont les joueurs se seraient bien passés, mais qui témoigne de la folie de cette édition nord-américaine. Lors du seizième de finale entre l’Égypte et l’Australie, le défenseur égyptien Mohamed Hany a inscrit le treizième but contre son camp du tournoi, faisant tomber la précédente marque historique. Quelques heures plus tard, le Cap-Verdien Diney Borges a alourdi la note face à l’Argentine, portant le total à 14 CSC dans cette Coupe du Monde 2026.

Le triste doublé de Mohamed Hany

Le précédent record mondial datait de l’édition 2018 en Russie, où 12 buts contre leur camp avaient été comptabilisés. En 2026, la statistique s’emballe, symbolisée par le calvaire de certains défenseurs :

  • La récidive : En déviant le ballon dans ses propres filets face aux Australiens, l’Égyptien Mohamed Hany a inscrit son deuxième CSC de la compétition, après un premier coup du sort subi contre la Belgique en poules.

  • Une liste qui s’allonge : Hany et Borges rejoignent un club très ouvert ce Mondial, comprenant déjà 12 autres joueurs malheureux (dont le Marocain Yassine Bounou ou le Qatarien Mahmud Abunada) ayant craqué lors de la phase de groupes.

L’explosion des matchs et l’évolution du jeu en cause

Comment expliquer une telle pluie de malchance collective ? Les analystes avancent deux facteurs majeurs pour décrypter cette anomalie :

  • Le passage à 104 matchs : Avec l’élargissement du Mondial à 48 sélections, le volume global de rencontres augmente mécaniquement les opportunités d’erreurs. Le record de 2018 reste toutefois proportionnellement plus élevé, le record de 2026 n’étant tombé qu’au 86e match du tournoi.

  • La rapidité des transitions : Le football moderne fait la part belle aux contre-attaques éclairs et aux centres tendus venus des ailes. Face à des trajectoires ultra-rapides, les défenseurs et gardiens disposent de moins de temps pour s’aligner, augmentant le risque de déviation fatale.

La marque pourrait encore grimper alors qu’il reste 16 rencontres à disputer d’ici la finale du 19 juillet, à commencer par le choc des huitièmes de finale entre le Canada et le Maroc ce samedi.