La Coupe du monde 2026 s’apprête à battre un record historique en accueillant pas moins de sept fratries à travers les différentes sélections en lice. Qu’ils partagent la même tunique ou qu’ils aient choisi de défendre deux drapeaux rivaux, ces frères vont vivre ensemble le sommet du football mondial. Entre rêves partagés sous le même maillot, forfaits de dernière minute et trajectoires géopolitiques distinctes, gros plan sur ces duos familiaux qui vont rythmer les pelouses nord-américaines.
Unis sous la même bannière nationale
Pour plusieurs fratries, ce Mondial est l’occasion ultime de porter haut les couleurs d’une seule et même nation. C’est le cas de Lucas et Théo Hernandez avec l’équipe de France, bien décidés à effacer le traumatisme de 2022 où l’aîné s’était gravement blessé dès le premier match. Le tournoi offre également une vitrine historique à de plus petites nations, portées par des duos fraternels nés aux Pays-Bas : Deroy et Laros Duarte écrivent l’histoire du Cap-Vert dans le groupe de l’Espagne, tandis que Leandro et Juninho Bacuna défendent le petit poucet Curaçao face à l’Allemagne. En revanche, le rêve s’est brisé pour les frères Timber suite au forfait de Jurriën (Arsenal), laissant son frère Quinten (OM) représenter seul les Pays-Bas.
Rivaux sous deux maillots différents
À l’inverse, d’autres familles se préparent à de potentiels affrontements fratricides. Les frères Doué en sont la parfaite illustration : Désiré brille avec les Bleus tandis que son aîné Guéla porte le maillot de la Côte d’Ivoire. Le cas le plus célèbre reste celui d’Inaki et Nico Williams, coéquipiers à l’Athletic Bilbao mais rivaux internationaux, l’un jouant pour le Ghana et l’autre pour l’Espagne. Des choix binationaux que l’on retrouve chez Brian Brobbey (Pays-Bas) et son frère Derrick Luckassen (Ghana), ainsi que chez les défenseurs Harry Souttar (Australie) et John Souttar (Écosse). Des destins croisés qui pourraient donner lieu à des duels électriques dès la phase à élimination directe.