Douze ans après l’épopée mémorable de 2014 en Allemagne, l’Algérie retrouve la phase finale de la Coupe du monde. Sous la direction du sélectionneur Vladimir Petković, les Fennecs débarquent en Amérique du Nord avec un effectif largement renouvelé, mêlant l’expérience des cadres historiques à la fraîcheur d’une nouvelle génération prometteuse. Malgré une dernière CAN 2025 frustrante, terminée en quarts de finale face au Nigeria, les Verts ont fait le plein de confiance en dominant les Pays-Bas (1-0) en match de préparation.
Le prodige Ibrahim Maza en nouveau patron
La liste des 26 joueurs retenus pour le Mondial met en lumière la nouvelle stratégie algérienne. Si Riyad Mahrez (35 ans) s’apprête à jouer sa dernière danse dans un rôle plus reculé de meneur de jeu, tous les regards se tournent vers Ibrahim Maza. À seulement 20 ans, le milieu créatif du Bayer Leverkusen est annoncé comme le futur maître à jouer de la sélection. Petković mise également sur la fraîcheur de pépites comme Anis Hadj Moussa (buteur décisif contre les Pays-Bas) et Adil Boulbina pour dynamiser l’attaque. En défense, l’expérience de la charnière Aïssa Mandi – Ramy Bensebaini combinée aux montées de Rayan Aït-Nouri (Manchester City) constituera la base solide de l’équipe.
Les zones d’ombre du système Petković
Malgré un bilan étincelant en qualifications (8 victoires en 10 matchs), les observateurs pointent deux faiblesses majeures :
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L’absence d’un vrai numéro 9 : La non-sélection de Baghdad Bounedjah laisse un vide en pointe. Le staff compte énormément sur Amine Gouiri, mais le Marseillais a tendance à beaucoup dézoner plutôt que de fixer les grands gabarits défensifs.
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La barrière de la langue : La communication distante de Vladimir Petković (qui s’exprime en italien et refuse de justifier ses choix face aux médias) crée un climat de méfiance qui pourrait se détériorer au moindre faux pas.
Le choc d’entrée face à l’Argentine
Placée dans le groupe J, l’Algérie entamera son tournoi par le défi ultime : affronter les champions du monde en titre argentins à Kansas City le 16 juin. Un démarrage XXL face à un cador habitué aux démarrages poussifs, ce qui laisse une chance aux Fennecs en transition. Les Verts enchaîneront ensuite face à la Jordanie (où ils seront largement favoris) avant de jouer une probable finale pour la deuxième place qualificative contre l’Autriche.