Le 5 juin 2025 restera à jamais gravé dans les annales du football jordanien. En surclassant Oman (3-0), la sélection d’Al-Nashama (« les braves ») a validé son tout premier billet pour une phase finale de Coupe du monde. Sous la houlette du technicien marocain Jamal Sellami, la Jordanie débarque en Amérique du Nord avec l’étiquette de l’invité surprise, bien décidée à bousculer la hiérarchie mondiale dans le sillage de sa superstar, Mousa Al-Tamari.
Mousa Al-Tamari, l’arbre qui cache la forêt
L’atout numéro un de cette sélection est sans conteste son capitaine, Mousa Al-Tamari. Auteur d’une saison pleine avec le Stade Rennais (7 buts et 11 passes décisives), l’ailier est le seul joueur de la liste à évoluer dans l’un des cinq grands championnats européens. Véritable idole dans son pays, Al-Tamari portera l’animation offensive aux côtés d’Ali Olwan, le redoutable attaquant d’Al-Sailiya. Les « Braves » pourront également s’appuyer sur la science tactique de Jamal Sellami, un entraîneur chevronné habitué aux joutes internationales avec les équipes de jeunes du Maroc.
Une attaque décimée et un grand déficit d’expérience
Malgré l’euphorie de cette qualification, la marche s’annonce particulièrement haute pour les Jordaniens, qui souffrent d’un manque cruel d’expérience au très haut niveau. Pour ne rien arranger, le secteur offensif a pris un énorme coup sur la tête juste avant le tournoi avec deux forfaits majeurs :
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Yazan Al-Naimat : Le sérial buteur (23 buts en 59 capes) s’est rompu les ligaments croisés du genou.
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Ibrahim Sabra : Le jeune espoir de 20 ans a dû renoncer à la suite d’une blessure à la cheville.
Reflet de ces difficultés, la Jordanie a bouclé sa préparation sur deux revers logiques face à la Suisse (4-1) et la Colombie (2-1). S’ils ont prouvé par le passé qu’ils pouvaient accrocher des nations solides comme le Nigeria (2-2) ou le Mali (0-0), les hommes de Sellami devront élever leur curseur pour transformer ces promesses en victoires sur le sol américain