C’est un désaveu d’autant plus symbolique qu’il vient de son pays natal. L’Association suisse de football (ASF) a annoncé ce mercredi 30 septembre qu’elle retirait son soutien à Gianni Infantino en vue de sa réélection à la tête de la FIFA.
Mis en cause pour sa gestion et ses choix stratégiques contestés, notamment sur l’ouverture des droits commerciaux à des investisseurs privés, le président de l’instance se retrouve sous forte pression à l’approche du scrutin prévu en mars prochain.
Une décision motivée par des doutes sur la gouvernance
Un revirement officiel : Alors qu’elle appuyait sa candidature en juin dernier, l’ASF a invoqué une réévaluation approfondie suite à plusieurs événements récents pour justifier sa volte-face.
Le fiasco des droits commerciaux : Les velléités de Gianni Infantino de céder une partie des actifs de la Coupe du monde à des investisseurs privés, avant de rétropédaler face au tollé et aux menaces de boycott de l’UEFA, ont profondément écorné sa crédibilité.
Des zones d’ombre persistantes : Malgré une lettre ouverte envoyée la semaine dernière pour proposer des réformes, le président de l’ASF, Peter Knäbel, a estimé que les questions relatives aux responsabilités et aux processus décisionnels restaient sans réponse convaincante.
Un parcours semé d’embûches vers le 18 mars
Seul candidat déclaré à sa propre succession pour l’élection du 18 mars 2026, Gianni Infantino voit son autorité vaciller au sein même de sa nation d’origine. Si le dirigeant de 56 ans tente de calmer le jeu en se disant ouvert au dialogue, ce camouflet suisse risque d’encourager d’autres fédérations à reconsidérer leur position.