À quelques heures du coup d’envoi officiel de la Coupe du monde 2026, ce jeudi 11 juin au Mexique, la planète football retient son souffle. Si la ferveur peine encore à s’emparer des rues de Los Angeles où la finale de la NBA éclipse pour l’instant le soccer, les supporters internationaux déjà présents sur le sol américain ont tranché. Dans le concert des pronostics recueillis sur la célèbre jetée de Santa Monica, l’équipe de France de Didier Deschamps s’impose comme l’épouvantail numéro un de la compétition.
Kylian Mbappé, l’aimant à compliments des fans étrangers
Pour les observateurs et supporters venus des quatre coins du globe, la densité de l’effectif tricolore force le respect. Vêtu du maillot du Brésil, Victor n’hésite pas une seconde : « La France, bien évidemment. C’est même logique. Vous avez encore une fois une génération exceptionnelle. » Même son de cloche chez Guidor, un supporter allemand qui imagine déjà les Bleus soulever le trophée le 19 juillet prochain à New York.
Aux États-Unis, le rayonnement de cette équipe de France s’appuie massivement sur une figure de proue : Kylian Mbappé. Pour un public américain parfois distant avec le football, le nouvel attaquant du Real Madrid est l’un des rares visages immédiatement identifiables, une véritable rockstar médiatique. « J’ai entendu dire qu’en France vous adorez le critiquer. C’est vrai ? », s’amuse Guidor. « Vous ne mesurez pas vraiment la pépite, le joyau que vous possédez. »
L’Espagne mise sur l’esprit de famille
Si le Portugal et l’Argentine de Lionel Messi sont régulièrement cités comme de solides outsiders, il faut interroger les supporters espagnols pour tempérer l’enthousiasme entourant les Bleus. Julio, arborant fièrement les couleurs de la Roja, rappelle que le talent brut ne fait pas tout dans un tournoi d’un mois :
« L’équipe de France est excellente, ils ont une accumulation de talents et de grands noms. Mais attention : l’Espagne est une famille. Ce groupe vit comme une famille, et cela compte énormément dans une Coupe du monde. Nous sommes les favoris. »
Cette confiance espagnole fait écho aux analyses des professionnels. À l’ouverture de ce Mondial inédit à 48 équipes, les bookmakers placent la France et l’Espagne sur la même ligne : les deux nations partent avec la faveur des pronostics pour s’installer sur le trône mondial le 19 juillet.