Coupe du monde

L’Espagne sur le toit du monde, l’Argentine de Messi rate sa sortie

Le rideau est tombé sur la Coupe du Monde 2026 au MetLife Stadium, et l’histoire retiendra que l’Europe a dicté sa loi. Ce dimanche 19 juillet, l’Espagne a décroché la deuxième étoile de son histoire en s’imposant logiquement face à l’Argentine (1-0, après prolongations). Avec ce sacre mondial consécutif à leur titre à l’Euro 2024, les hommes de Luis de la Fuente réalisent un doublé historique que seule la Roja des années d’or (2008-2010) et la RFA des années 70 avaient réussi à accomplir par le passé.

Le rideau de fer argentin a fini par céder

La rencontre n’aura pourtant pas offert le football-spectacle tant espéré par les observateurs. Face à une Roja dominatrice, maîtresse du ballon et parfaitement orchestrée par Rodri, l’Albiceleste s’est présentée totalement amorphe. Les hommes de Lionel Scaloni ont passé l’essentiel du match recroquevillés dans leur moitié de terrain, multipliant les fautes tactiques et s’en remettant aux miracles répétés de leur gardien, Emiliano “Dibu” Martínez.

Le tournant du match est survenu à l’aube des prolongations avec l’expulsion d’Enzo Fernández (91e), coupable d’un second carton jaune. Réduite à dix, la muraille argentine a fini par se fissurer lors de la seconde période des prolongations :

L’action de la délivrance (106e) : Sur un centre millimétré de Pedro Porro, Nico Williams a remisé intelligemment de la tête pour Ferran Torres. L’attaquant du FC Barcelone a propulsé le ballon sous la barre transversale, libérant tout le peuple espagnol.

Les adieux amers de Lionel Messi

Incapable de cadrer la moindre frappe durant les 90 minutes réglementaires et terminant la partie avec seulement deux petits tirs timides, l’Argentine a livré une prestation jugée indigne de son statut de tenante du titre. Un naufrage collectif qui gâche cruellement les adieux de Lionel Messi à la Coupe du Monde, le capitaine argentin méritant une sortie bien plus glorieuse pour son ultime apparition dans le tournoi.

Pendant que l’Argentine pleure ses illusions perdues, l’Espagne valide son hégémonie sur le football mondial. Portée par un vivier inépuisable et une maîtrise tactique absolue, la Roja s’installe sereinement sur le toit du monde et peut déjà entrevoir l’Euro 2028 avec la confiance des plus grands ducs.