La Fédération sénégalaise de football traverse l’une des périodes les plus agitées de son histoire récente. Réunie en comité exécutif, l’instance dirigeante a exposé au grand jour des tensions internes profondes, faites d’accusations directes, de clashs publics et de divisions structurelles. Cette crise, qui perturbe désormais le fonctionnement de la fédération, trouve son origine dans une élection contestée et dans des pratiques dénoncées dès le scrutin.

Une légitimité fragilisée dès le départ
L’élection d’Abdoulaye Fall à la tête de la FSF n’a jamais fait l’unanimité. Plusieurs acteurs du football sénégalais avaient pointé du doigt des irrégularités, notamment la prise en charge logistique de certains votants par son camp.
Dans un environnement où la transparence électorale devient un enjeu central pour les fédérations africaines, ces accusations ont durablement entamé la crédibilité du processus. Résultat : une gouvernance contestée, incapable de fédérer les différents acteurs du football local.
Le TAS, arbitre d’un scrutin sous tension
Au cœur du dossier, une anomalie technique mais lourde de conséquences : une voix comptabilisée en trop lors du dépouillement. Selon les textes en vigueur, cette irrégularité pourrait justifier l’annulation de l’élection.
Le Tribunal arbitral du sport doit prochainement se prononcer. Une décision qui pourrait rebattre totalement les cartes et ouvrir la voie à une nouvelle élection.
Un impact direct sur le football local
Au-delà de la bataille institutionnelle, cette crise a des répercussions concrètes sur le football sénégalais. Les tensions internes ralentissent les prises de décision, fragilisent l’organisation des compétitions locales et compliquent la mise en œuvre des projets de développement.
Dans un pays où les résultats sportifs sont en nette progression, cette instabilité administrative crée un décalage préoccupant entre performance sur le terrain et gouvernance en coulisses.