Le bras de fer se durcit entre l’UEFA et Gianni Infantino. Réunies à Berlin, les fédérations membres de l’instance européenne ont réitéré ce jeudi leur ferme opposition à un troisième mandat du président de la FIFA, appelant ouvertement à un changement de gouvernance à la tête du football mondial.
Alors qu’Infantino consolidait au même moment ses appuis auprès de la CAF au Cap-Vert, l’UEFA a estimé qu’une simple réforme institutionnelle ne suffisait plus, réclamant l’arrivée d’une figure unificatrice, intègre et profondément ancrée dans les valeurs du sport.
La charge de l’UEFA contre la gouvernance actuelle
Un front uni à Berlin : Les fédérations européennes affirment avoir perdu confiance dans la direction en place et rejettent net la nouvelle mandature d’Infantino.
Le profil recherché : L’instance européenne plaide pour un nouveau leadership, incarné par une personnalité respectée, dotée d’une vision claire pour l’intégrité et le développement du football.
Un timing diplomatique tendu : Cette sortie coïncide avec le ralliement officiel des 54 nations africaines en faveur du dirigeant suisse depuis le sommet de l’île de Sal.
Les enjeux politiques du football mondial
Cette fracture ouverte entre l’Europe et le reste du monde dessine les contours d’une élection présidentielle de la FIFA particulièrement disputée pour 2027. D’un côté, le président sortant consolide ses bastions historiques et continentaux ; de l’autre, l’UEFA tente de mobiliser une opposition déterminée à imposer un nouveau visage à la tête de l’institution.