Du 7 au 9 octobre, les présidents des 54 fédérations membres de la CAF se réunissent sur l’île de Sal pour tirer les leçons d’un Mondial 2026 historique pour l’Afrique.
Gianni Infantino et Arsène Wenger sont attendus aux côtés des sélectionneurs africains. Le mot d’ordre : « 2030 commence maintenant ».
Le football africain se donne rendez-vous au Cap-Vert. La Confédération africaine de football (CAF) ouvre ce mercredi 7 octobre, à Santa Maria, sur l’île de Sal, une conférence stratégique de trois jours convoquée par son président, Patrice Motsepe. Le choix du pays hôte n’est pas anodin : le Cap-Vert sort d’une campagne historique, marquée par sa première participation à une Coupe du monde.
Capitaliser sur un Mondial record
La rencontre part d’un constat encourageant. Lors de la Coupe du monde 2026, l’Afrique a aligné un record de dix sélections, dont neuf ont atteint la phase à élimination directe, rappelle la CAF. Les dix sélectionneurs concernés sont invités à partager leur expérience, aux côtés des entraîneurs des équipes nationales masculines, féminines et de jeunes.
Selon le site Kawowo, plusieurs techniciens en vue sont attendus, dont le Marocain Mohamed Ouahbi, l’Égyptien Hossam Hassan, le Français Sébastien Desabre, sélectionneur de la RD Congo, et Carlos Queiroz, ancien sélectionneur du Ghana. Le président de la FIFA, Gianni Infantino, doit intervenir, tout comme Arsène Wenger, responsable du développement du football mondial à la FIFA, à la tête du groupe d’étude technique de l’instance.
Trois jours, trois chantiers
Le programme suit trois axes : renforcer le développement et la viabilité du football sur le continent, analyser les performances africaines au Mondial 2026 et préparer l’édition 2030. La première journée est consacrée aux questions de développement. Jeudi, les présidents des fédérations tiendront leur réunion stratégique, avant une session centrée sur la performance et une conférence de presse officielle vendredi.
Le football féminin et les catégories de jeunes figurent aussi à l’ordre du jour, notamment les débuts du Malawi et de l’Algérie à la Coupe du monde féminine 2027 au Brésil, selon Kawowo. La formation des entraîneurs sera un autre sujet clé : d’après L’Attaquant, 19 685 techniciens ont obtenu une licence CAF depuis 2021, dont 1 945 de niveau A.
Pour la CAF, l’objectif est clair : les décisions prises au Cap-Vert doivent structurer les quatre années de préparation qui mènent au Mondial 2030.