Le feuilleton autour du sacre du Maroc à la CAN 2025 continue de diviser l’opinion sportive africaine. Décerné par la Confédération africaine de football au détriment du Sénégal, le titre reste contesté et pourrait être définitivement clarifié par le Tribunal arbitral du sport.
Au cœur des débats : l’interprétation des règlements et la validité du forfait qui a conduit à cette décision. Alors que les supporters sénégalais espèrent un retournement de situation, certains experts juridiques penchent en faveur du maintien du verdict initial.
Interrogé par Onze Mondial, Romain Bizzini, avocat au barreau de Paris, estime que la CAF pourrait voir sa décision confirmée :
« Je dirais qu’il y a 75 % de chances que la décision de la CAF soit confirmée et que le Maroc reste champion (…) La rigueur des textes joue plutôt en faveur d’une confirmation du forfait. »
Cette affaire met en lumière les enjeux de gouvernance du football africain, où la stricte application des règlements peut primer sur le terrain sportif. Elle soulève également des questions sur l’équité et la transparence dans la gestion des compétitions continentales.
Dans l’attente du verdict du TAS, c’est tout le football africain qui retient son souffle, conscient que cette décision pourrait faire jurisprudence pour les futures éditions de la CAN.