La décision de la Confédération africaine de football de déclarer le Sénégal forfait en finale de la CAN 2025 continue d’alimenter les débats. Mais du côté de RMC Sport, l’analyse est claire : le verdict est jugé “tout à fait juste”, même si son application tardive interroge.
Sur le plateau de l’émission “After Foot”, présentée par Gilbert Brisbois, les consultants ont insisté sur un point essentiel : la CAF n’a fait qu’appliquer ses propres règlements. « C’est logique que le jury applique aujourd’hui un règlement juste, mais cette décision devait intervenir en son temps », a-t-il été souligné.
Le fond de la décision repose sur une règle bien connue. En quittant le terrain pour protester, le Sénégal s’exposait à une sanction automatique. Le jury d’appel a donc logiquement appliqué les articles 82 et 84 du règlement de la CAN, homologuant une défaite 3-0 et attribuant la victoire au Maroc.
Pour l’analyste Daniel Riolo, l’enjeu dépasse cette seule finale. Il pointe une dérive préoccupante dans le football moderne, avec des équipes qui quittent le terrain pour contester l’arbitrage. « Le risque dès le départ était de créer un précédent », explique-t-il, estimant que l’absence de réaction immédiate de l’arbitre a contribué à complexifier la situation.
RMC Sport souligne également que la démarche de la Fédération royale marocaine de football s’inscrit pleinement dans le cadre réglementaire. En réclamant l’application stricte du règlement, le Maroc a obtenu gain de cause devant les instances d’appel.
Reste la question du timing. Pour les observateurs, la décision, bien que juridiquement solide, intervient trop tardivement, après les célébrations du Sénégal. Un décalage qui alimente la polémique, mais ne remet pas en cause, selon eux, la validité du verdict.