Créée en 2021, la Ligue des champions féminine de la CAF s’est imposée comme une vitrine incontournable pour le football africain. Au-delà du prestige continental, la compétition sert de tremplin professionnel aux joueuses, leur permettant de décrocher des distinctions individuelles et de signer dans les plus grands championnats mondiaux.
De la Ghanéenne Evelyn Badu, partie en Norvège puis au Canada, à la Congolaise Merveille Kanjinga désormais prolongée jusqu’en 2030 au Paris Saint-Germain, la compétition confirme sa vocation internationale. Les parcours des Marocaines Ibtissam Jraïdi et Sanaâ Mssoudy ou de l’Ivoirienne Habibou Ouédraogo, transférée à l’Olympique de Marseille, démontrent l’attractivité grandissante du vivier africain.
Des pionnières aux trajectoires internationales
Pionnière du tournoi en 2021 sous les couleurs des Hasaacas Ladies, Evelyn Badu avait rapidement rejoint le club norvégien d’Avaldsnes IL avant de poursuivre sa carrière aux Roses de Montréal. Côté marocain, Ibtissam Jraïdi a marqué l’édition 2022 avec l’AS FAR grâce à un triplé en finale contre Mamelodi Sundowns, avant de s’imposer comme meilleure buteuse à Al-Ahli en Arabie saoudite. Sa coéquipière Sanaâ Mssoudy, couronnée Joueuse interclubs de l’année lors des CAF Awards 2025, évolue aujourd’hui sous les couleurs du FC Fleury 91 en France.
Une passerelle directe vers l’élite européenne
Les performances remarquées lors des dernières campagnes ouvrent directement les portes des grands clubs européens. Meilleure joueuse de l’édition 2025 avec l’ASEC Mimosas, Habibou Ouédraogo a franchi un cap majeur en s’engageant avec l’Olympique de Marseille en 2026. De son côté, l’attaquante Merveille Kanjinga a concrétisé le sacre du TP Mazembe en 2024 par un transfert au Paris Saint-Germain, s’imposant durablement dans l’effectif de la capitale française.