Quelques mois après avoir quitté Rabat sous le feu des critiques et au cœur d’une vive controverse disciplinaire, Samuel Eto’o y a fait un retour triomphal. Le sacre des Lionnes Indomptables à la CAN féminine 2026 offre au président de la Fecafoot le premier trophée continental majeur de sa présidence, une victoire aux retombées politiques et institutionnelles majeures.
De la sanction de la CAF au triomphe sur le terrain
Le contraste avec le début de l’année est saisissant. Sanctionné en première instance par la CAF à la suite d’incidents survenus lors du quart de finale masculin contre le Maroc, Samuel Eto’o a vu ses sanctions annulées par le Jury d’appel le 5 août. Moins de deux semaines plus tard, le patron du football camerounais s’est affiché tout sourire aux côtés de Gianni Infantino et Patrice Motsepe pour assister à la victoire de sa sélection nationale. Portées par un but décisif de Naomi Eto, les Lionnes Indomptables ont permis à leur président de tourner définitivement la page de cet épisode houleux.
Un capital politique retrouvé après des mois de tensions
Ce premier titre de l’ère Eto’o vient apaiser un mandat jusqu’alors secoué par de nombreuses turbulences, notamment le feuilleton médiatique et institutionnel autour de l’entraîneur Marc Brys. Bien que ce succès appartienne avant tout aux joueuses et à leur encadrement technique, il permet à la Fecafoot d’opposer des résultats sportifs concrets à ses détracteurs. Pour le président de la fédération, l’enjeu consistera désormais à transformer cet exploit en un levier durable pour la structuration du football féminin et des infrastructures nationales.