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L’UEFA pilonne Gianni Infantino malgré le retrait de sa réforme

L’abandon précipité du projet FIFA Forward Enterprise n’a pas suffi à éteindre l’incendie. Dans un communiqué d’une rareté et d’une violence inouïes publié ce samedi 1er août, l’UEFA a affirmé que Gianni Infantino avait « perdu la confiance » du football européen. À moins d’un an de l’élection présidentielle de la FIFA prévue en mars 2027, l’instance dirigée par Aleksander Ceferin dresse un réquisitoire sévère contre le patron du football mondial, dénonçant une tentative de passage en force opaque.

Accusations de trahison et méthode contestée

Pour l’UEFA, qui regroupe 55 fédérations et avait menacé d’un boycott pur et simple des compétitions internationales, le retrait du projet est une « victoire pour l’ensemble du football », mais le passif demeure. L’instance européenne qualifie l’initiative de « projet miteux, opaque et fomenté en coulisse », accusant directement Gianni Infantino d’avoir renié ses engagements initiaux de 2016 sur la transparence et la gouvernance collégiale. Les craintes liées à une marchandisation de la Coupe du monde et les liens avec des fonds privés américains ont cristallisé le rejet.

Utiliser les 5 milliards de réserves au lieu de privatiser

Plutôt que de céder 20 % de la société commerciale de la FIFA à des investisseurs externes, l’UEFA formule une contre-proposition financière concrète. L’instance préconise de piocher dans les réserves bancaires de la FIFA estimées à 5 milliards de dollars pour soutenir les fédérations les plus démunies via le programme FIFA Forward existant. Affirmant qu’il n’y a « pas besoin de brader les bijoux de famille », l’UEFA prévient que la tâche visant à restaurer la confiance envers la direction de la FIFA ne fait que commencer.