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La Coupe du monde bientôt vendue aux Américains ?

La FIFA envisage une refonte structurelle de son modèle économique par la mise en vente de participations privées au sein de la Coupe du monde, soulevant d’importantes questions de gouvernance sportive.

Une inflexion commerciale poussée aux États-Unis

L’édition 2026 de la Coupe du monde a servi de laboratoire à un nouveau modèle de rentabilisation. L’allongement des temps de pause pour motif publicitaire, l’introduction de shows de mi-temps prolongés et l’alignement sur les standards du spectacle américain ont illustré la volonté d’optimiser chaque minute d’antenne. Ces orientations stratégiques, associées à des hausses tarifaires majeures et à un contexte politique tendu illustré par l’affaire Balogun, préfiguraient l’ouverture du capital de la compétition à des acteurs économiques extérieurs.

Une redistribution stratégique pour rassurer les membres

Pour concrétiser la vente de parts à des investisseurs nord-américains comme Joshua Kushner ou des proches de l’administration américaine, la FIFA applique une stratégie d’intéressement. Les 211 fédérations affiliées se verraient attribuer des titres cessibles afin d’assurer leur soutien institutionnel. Ce montage financier, qui offrirait à Gianni Infantino une rémunération globale de 60 millions de dollars en tant que commissaire général des Coupes du monde, se heurte pour l’instant au refus isolé de la Fédération norvégienne de football.