Coupe du monde

Coupe du Monde : Thiaw, des certitudes aux doutes

Rien ne va plus pour le champion d’Afrique en titre. Porté en triomphe après le sacre continental lors de la CAN en janvier dernier, le sélectionneur national Pape Bouna Thiaw subit un terrible retour de flamme en plein Mondial. Battu d’entrée par la France (1-3), le Sénégal a concédé une seconde défaite consécutive, cette fois face à la Norvège (2-3), scellant une inquiétante série de quatre matchs consécutifs sans victoire, une première depuis 2012.

Un coaching pointé du doigt

La presse locale et les supporters s’accordent à dénoncer la gestion humaine et tactique du technicien de 45 ans. Face aux blocs européens, Pape Thiaw a fait preuve d’un manque de réactivité flagrant lors des changements en seconde période, maintenant sur le terrain des cadres en évidente méforme physique. C’est notamment le cas du capitaine Kalidou Koulibaly : de retour d’une blessure de deux mois et reconduit inexplicablement dans le onze de départ malgré des errances initiales, le défenseur d’Al-Hilal a commis de lourdes erreurs, étant directement impliqué sur les trois réalisations norvégiennes, dont le doublé d’Erling Haaland.

Une liste contestée et des choix conservateurs

Au-delà des choix sur le rectangle vert, ce sont ses choix lors de la publication de la liste des 26 qui refont surface. De nombreux observateurs regrettent l’absence du Lensois Malang Sarr, qui aurait pu apporter une alternative solide au sein d’une charnière centrale aux abois. Autrefois réputé pour sa flexibilité et son audace tactique, Thiaw s’est enfermé dans un conservatisme rigide, alignant le même schéma et les mêmes hommes d’un match à l’autre. Désormais au pied du mur, les Lions devront obligatoirement surclasser l’Irak lors de l’ultime journée du Groupe I à Toronto pour espérer accrocher une place parmi les meilleurs troisièmes.