Rien ne va plus pour Habib Beye sur la Canebière. Successeur de Roberto De Zerbi, l’ancien capitaine sénégalais peine à imposer sa patte à l’Olympique de Marseille. Entre résultats décevants et critiques croissantes, une voix familière vient ajouter un bémol à sa nouvelle carrière : celle de Laure Boulleau.
Un bilan sportif inquiétant
Sixième au classement, l’OM s’éloigne des places d’honneur. Le bilan comptable est sévère pour Beye : aucune victoire lors de quatre des cinq derniers matchs. Pour un club de l’exigence de Marseille, cette méforme place déjà le technicien sous une pression maximale. Les observateurs s’interrogent : le talent d’analyse tactique affiché sur les plateaux de Canal+ est-il réellement transposable sur un banc de touche de ce standing ?
La nostalgie du plateau de Canal+
Interrogée par L’Équipe, Laure Boulleau, qui a partagé l’antenne avec lui pendant plusieurs années, n’a pas caché sa préférence. Pour elle, l’expertise de Beye était plus éclatante dans son rôle de consultant :
« Je suis plutôt Beye consultant. Je pense qu’il a beaucoup plus prouvé en consultant qu’en entraîneur pour le moment. J’aimais beaucoup bosser avec lui, je trouvais qu’il avait une belle expertise, une bonne maîtrise de la langue et une diction pertinente. Je suis un peu nostalgique. »
L’heure des choix pour Marseille
Si les qualités d’expression et de pédagogie de Beye font l’unanimité, la réalité du terrain est autrement plus brutale. À Marseille, le temps est une denrée rare. Alors que les rumeurs de tensions dans le vestiaire commencent à poindre et que certains départs sont déjà évoqués pour le mercato, Habib Beye devra rapidement trouver la clé pour transformer sa pertinence théorique en succès concrets, sous peine de voir son aventure olympienne tourner au court-métrage.