Alors que des doutes planaient sur la capacité de l’Afrique de l’Est à accueillir la Coupe d’Afrique des Nations 2027, une réunion de haut niveau s’est tenue ce jeudi 23 avril 2026 à Kampala. Le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie tentent de rassurer la CAF avec une stratégie accélérée.
Un front uni face aux retards
Sous la bannière « Pamoja » (ensemble en swahili), les ministres des Sports des trois nations hôtes ont rencontré les émissaires de la Confédération Africaine de Football (CAF). L’objectif est clair : transformer les inquiétudes en certitudes. Si des rapports récents soulignaient des retards structurels, notamment en Ouganda et au Kenya, les pays hôtes ont réaffirmé leur engagement total pour réussir ce premier tournoi co-organisé par trois nations de la région.
“Août 2026” : La date couperet
Pour répondre aux exigences de la CAF, une feuille de route accélérée a été officiellement adoptée. Un point de contrôle décisif a été fixé pour août 2026. À cette date, l’état d’avancement des stades, des aéroports et des infrastructures hôtelières sera passé au crible. Pour les gouvernements concernés, il ne s’agit plus seulement de sport, mais d’une question de prestige régional et de dynamisme économique.
Innovation : Le “Visa Pamoja”
La grande annonce de ce sommet de Kampala est la création d’un cadre de visa unique, baptisé Visa Pamoja. Ce dispositif vise à :
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Fluidifier les frontières : Permettre aux supporters, aux médias et aux équipes de circuler librement entre le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie.
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Simplifier la logistique : Harmoniser les formalités douanières pour le matériel technique et les équipements des sponsors.
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Booster le tourisme : Positionner l’Afrique de l’Est comme une destination intégrée le temps de la compétition.
Un héritage au-delà du football
Pour le Dr Patrice Motsepe et la CAF, la réussite de 2027 doit servir de catalyseur pour l’investissement et le commerce régional. En structurant une gouvernance commune entre les trois comités locaux d’organisation (LOC), l’Afrique de l’Est espère prouver qu’elle peut gérer un événement de dimension mondiale malgré les défis géographiques et financiers.