RD Congo

FECOFA : Comprendre les coulisses d’une élection capitale

Le football congolais s’apprête à vivre un tournant majeur. Les élections à la Fédération congolaise de football association (FECOFA) mobilisent toutes les attentions. Avec neuf candidats sur la ligne de départ, ce scrutin ne se limite pas à un simple choix de président ; il définit l’orientation stratégique du sport roi en RDC pour les années à venir.

Des candidats aux profils variés

La liste provisoire des prétendants à la présidence affiche une diversité de parcours notable. On y retrouve des figures emblématiques comme l’ancien capitaine des Léopards Shabani Nonda, mais aussi des technocrates de haut niveau tel que Véron Mosengo. Aux côtés d’Aziz Makukula, Jean Didier Masamba ou encore Bosco Mwehu, chaque candidat doit désormais franchir l’étape de la validation par la commission électorale avant le début officiel de la campagne.

Un corps électoral de 64 voix

Pour garantir un équilibre entre les différentes composantes du football national, le vote repose sur 64 électeurs. La répartition est la suivante :

  • 22 voix pour les ligues provinciales ;

  • 12 voix pour les clubs de Ligue 1 et Ligue 2 ;

  • 11 voix pour les champions provinciaux ;

  • Le reste est partagé entre les ligues nationales (Linafoot), le football féminin, les jeunes, ainsi que les groupements d’entraîneurs, d’arbitres et de médecins.

Le seuil de la victoire : 33 voix

Le règlement est strict : pour être élu dès le premier tour, un candidat doit obtenir la majorité absolue, soit au moins 33 voix. À défaut, un second tour sera organisé entre les deux candidats arrivés en tête. Ce système, supervisé de près par la FIFA, vise à limiter les contestations et à assurer une transparence maximale lors du dépouillement public. Dans l’ombre, les stratégies d’alliances entre les ligues provinciales et les grands clubs de Ligue 1 s’annoncent déjà comme la clé du succès.