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CAN 2027 : L’Ouganda rejoint le Kenya dans la liste des inquiétudes de la CAF

À un peu plus d’un an et demi du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des nations 2027, l’organisation de la compétition en Afrique de l’Est suscite de nouvelles interrogations. Après les doutes déjà exprimés autour du Kenya, c’est désormais l’Ouganda qui attire l’attention de la Confédération africaine de football (CAF), en raison de lacunes relevées dans ses infrastructures.

Présenté comme l’un des symboles majeurs de la modernisation sportive du pays, le Hoima Stadium, récemment inauguré avec de grandes ambitions, a été jugé inapte à accueillir des rencontres de la CAN. Situé dans l’ouest de l’Ouganda et doté d’une capacité de 20 000 places, ce stade devait illustrer la montée en puissance des installations sportives nationales. Mais le rapport d’inspection de la CAF a mis en évidence plusieurs insuffisances majeures.

Selon les observations des inspecteurs, les problèmes ne concernent pas tant la structure du stade que son fonctionnement global. L’organisation des flux autour des différentes zones reste mal maîtrisée, avec un mélange des circulations entre supporters, officiels, médias et équipes, un point jugé critique pour une compétition internationale.

Les vestiaires et installations réservées aux arbitres ne respecteraient pas non plus les normes requises. Même certains éléments techniques, comme la position des bancs de touche, posent problème en raison de leur impact sur la visibilité des spectateurs dans les tribunes.

En parallèle, les infrastructures d’accueil autour du stade, notamment l’offre hôtelière et les dispositifs logistiques destinés aux délégations et aux supporters, apparaissent insuffisantes. Conséquence directe : malgré son inauguration récente, le Hoima Stadium est pour l’heure relégué au statut de simple terrain d’entraînement. Une décision qui représente un revers pour les ambitions sportives de l’Ouganda.

Face à ces constats, les autorités ougandaises ont lancé un vaste chantier de mise à niveau. Une nouvelle inspection est déjà programmée pour août 2026, avec pour objectif de corriger les failles identifiées, notamment sur les plans technique, médiatique et sécuritaire.

Toutefois, les préoccupations ne se limitent pas à ce seul stade. Plusieurs aspects du dispositif global d’organisation restent en suspens, alimentant les inquiétudes sur la capacité du pays à respecter les délais fixés par la CAF.

Le Kenya également sous pression

La situation en Ouganda rappelle celle du Kenya, autre pays co-organisateur, qui doit lui aussi faire face à d’importants défis. Le pays est notamment tenu de verser une garantie financière de 30 millions de dollars à la CAF avant le 30 mars. Dans le même temps, aucun stade kényan ne répond encore pleinement aux exigences imposées par l’instance continentale.

Entre infrastructures vieillissantes, projets encore en construction et retards accumulés, le Kenya doit accélérer considérablement ses préparatifs pour espérer être prêt dans les temps.

La Tanzanie, seul point rassurant pour l’instant

Dans ce contexte, la Tanzanie apparaît comme le pays le plus avancé parmi les trois nations hôtes. Ses infrastructures semblent pour l’heure offrir des garanties plus solides, contrastant avec les incertitudes observées chez ses voisins.

Initialement présentée comme le symbole d’une coopération régionale ambitieuse en Afrique de l’Est, la CAN 2027 fait désormais face à une accumulation de doutes. À mesure que l’échéance se rapproche, les retards observés alimentent déjà des rumeurs autour d’un éventuel report ou d’une réorganisation du calendrier, voire d’un rapprochement avec l’édition prévue en 2028.

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